Edito - Mai 2008
Analyse des élections municipales et cantonales
Cela fait deux mois que les nouveaux maires - ou anciens renouvelés - ont pris leur fonction. Il est temps de faire un bilan de ces élections municipales, à demi teinte pour les candidats de la droite et du centre sur notre circonscription.
De belles surprises
Après un premier tour contrasté le 9 mars, le second est venu confirmer ou infirmer certaines données. En effet, si Jeanne-Yvonne Triché n’a pu confirmer son implantation à Scaer malgré un bon bilan et une énergie déployée formidable, confirmant ainsi le dur et triste résultat des cantonales, des bonnes surprises sont à noter… et pas des moindres. Dans les deux principales commune de la circonscription - Concarneau et Quimperlé - les mairies ont été enlevées à des candidats socialistes : Jean-Paul Le Roux dans la première et Daniel Le Bras-Michael Quernez dans la seconde. Mais nous ne nous félicitons pas de ces résultats pour la seule défaite qu’ils engendrent. Nous nous en félicitons car ils portent aux responsabilités des personnalités capables d’amener l’énergie et la dynamique nécessaire aux changements profonds qu’attendent ces deux villes : répondre à la situation sociale préoccupante à Quimperlé et insuffler les transformations nécessaires à la ville bleue. Cette victoire a notamment été portée à Concarneau par André Fidelin, Nicolle Le Thellec, Blandine Balouin et Bruno Quillivic.
Notons aussi le très beau résultat de Norbert Bourgeois à Kernével, commune associée à Rosporden, qui démontre ainsi sa capacité à rassembler dans une ville qui a pourtant voté à 63% pour Ségolène Royal à l’élection présidentielle de 2007 et à 59 % pour Gilbert Le Bris à l’élection législative consécutive.
Mais des regrets
Nous déplorons aussi la perte des deux sièges de conseillers généraux mis en jeu lors de ces élections : ceux de Scaër - dont nous avons déjà parlé et regrettons beaucoup son caractère injuste tout en respectant la souveraineté du vote - et de Pont-Aven qu’il semblait pourtant aisé de garder dans le giron de notre famille politique aux vues des résultats de 2001 et de la sociologie du canton. Une analyse plus en profondeur de cette deuxième défaite semble nécessaire.
Et une dynamique pour les scrutins futurs
Sans faire l’inventaire des 25 communes de la circonscription, les résultats sont mitigés dans l’ensemble. Sans être mauvais, ils ne sont pas brillants. Mais dans un contexte aussi difficile pour la majorité en place du fait de l’impopularité nécessaire et apodictique de la mise en place de réformes indispensables à la modernisation du pays (retraites, éducation, droit du travail, justice) et à une meilleure préparation à l’adaptation à une économie-monde qui s’inscrit de plus en plus dans une compétition internationale - désirée ou non - mais à laquelle il faut s’adapter si nous voulons pouvoir conserver notre modèle institutionnel républicain et économique continental. Ces deux modèles sont de façon croissante menacés dans le cadre d’une mondialisation très libérale et dérégulatrice mais à laquelle la réponse isolationniste et antilibérale serait non seulement inefficace et nocive mais de manière plus grave encore, destructrice. Ces résultats laissent donc présager de bons résultats pour les cantonales de 2010 et les législatives de 2012 grâce aux deux pivots que constituent Concarneau et Quimperlé.
Ne pas crier vae victis
Ainsi le local et le national sont de plus en plus liés même dans des élections qui ont pour but de choisir des gestionnaires efficients et à la vision novatrice pour leur commune. En tout cas, félicitations aux vainqueurs qui ont beaucoup de défis devant eux. Et courage aux vaincus…